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Le député des Alpes Maritimes estime que le gouvernement a privé la police des moyens necessaires à la lutte contre l’immigration clandestine.

Confronté dans son département des Alpes Maritimes à l’afflux massif de clandestins originaires d’Érythrée, Eric Ciotti a estimé ce mardi sur RTL que la France manque de moyens législatifs et de volonté politique pour endiguer le phénomène. «Il faut tout changer en matière d’immigration», dit le député UMP. Pour lui le pouvoir politique «qui a désarmé face à l’immigration clandestine» est le premier responsable de la situation.

«Il faut savoir qu’il n’y a quasiment pas de reconduites à la frontière, c’est ça la réalité. On n’a plus de politique de contrôle des flux migratoires depuis que ce gouvernement est en place, il n’y a plus de volonté de reconduire chez eux les étrangers», déplore le lieutenant de François Fillon. Il estime que la France «devient le maillon faible dans les politiques migratoires» et appelle de ses voeux la fin d’une «forme d’angélisme» par l’ouverture d’un grand débat sur le modèle de ce qui se passe actuellement en Grande-Bretagne.
Eric Ciotti propose de modifier la constitution au sujet du droit d’asile: «Il faut limiter les capacités d’attractivité de notre pays au plan social (…) Il n’est pas logique que des étrangers aient les mêmes prestations sociales que les nationaux», ajoute encore le président du Conseil général des Alpes-Maritimes.
Le droit d’asile est un droit fondamental couvert en France par la constituion depuis 1793. L’acception moderne repose sur les articles 13 et 14 de la déclaration universelle des droits de l’homme de 1948, des textes reconnus à valeur constitutionnelle par le droit. La proposition d’Eric Ciotti d’instaurer un traitement différencié entre citoyens français et immigrés fait échos aux mesures proposées par le FN en matière de «préférence nationale» pour l’allocation de prestations sociales, des propositions régulièrement critiquées pour leur inconstitutionalité.

Un droit d’asile sélectif maintenu

Cette modification de la constitution ne vaudrait pas pour une suppression totale du droit d’asile souligne le député UMP qui rappelle que «la France a toujours tendu la main aux persécutés». L’accueil des chrétiens d’Irak en France est par exemple acceptable pour le secrétaire national de l’UMP: «Ne confondons pas l’asile – un moyen pour notre pays d’être fidèle à sa tradition de pays des droits de l’Homme – avec des filières d’immigration clandestine massive».
Le Figaro

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