Fdesouche

Selon le Canard enchaîné daté de mercredi, trois services de renseignement différents avaient rédigé des notes sur Adel Kermiche, l’un des terroristes qui a tué le père Hamel le 26 juillet 2016. Mais leurs notes n’ont pas été prises en compte à temps.

Selon des informations du Canard enchaîné à paraître mercredi, les deux terroristes qui ont assassiné le père Hamel à Saint-Étienne-du-Rouvray, en Seine-Maritime, le 26 juillet 2016, étaient suivis de près par plusieurs services de renseignement.

Le journal satirique révèle ce mardi que des agents de la Direction du renseignement militaire (DRM) et du Service central du renseignement territorial (SCRT) s’étaient également infiltrés sur la messagerie prisée des djihadistes quelques semaines avant l’attentat. Mais les révélations du Canard font planer un doute sur l’efficacité de la communication entre services de renseignement en France.

Trois notes avaient été rédigées les 22, 25 et 26 juillet 2016. Ces documents rapportent notamment les propos menaçants du terroriste à l’encontre des églises. Ces notes sont immédiatement envoyées à la cellule Allat, pilotée par la Direction centrale du renseignement intérieur, poursuit le Canard. Mais ces trois documents «secret-défense» ne sont pas lus à temps. Le père Hamel est assassiné le 26 juillet au matin.

Par ailleurs, le 21 juillet, soit cinq jours avant l’attaque, le SCRT a également écrit une note «transmise à tous les services de police», écrit le journal satirique. Ses auteurs avertissent qu’un certain «Jayyed» appelle à commettre des attentats en France, et notamment dans des lieux de culte. Ils fournissent également une photo floue d’Adel Kermiche. Pourtant, ni le SCRT, ni la DRM ne décident de recourir à la procédure d’urgence qui permet de prévenir l’état-major de la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI).

Par conséquent, ces informations cruciales, relayées par au moins trois services de renseignement différents, n’ont pas pu être mises en commun avant le passage à l’acte d’Adel Kermiche et Abdel Malik Petitjean.

Le Figaro

Merci à Proserpine

Fdesouche sur les réseaux sociaux