Ils bénéficient de ce statut « en l’absence d’indices graves et concordants » pour le délit de « non-assistance à personne en péril », ont indiqué mercredi leurs avocats Rodolphe Bosselut, Pascal Rouiller et Sandra Chirac Kollarik dans un communiqué. Ces auditions, très attendues par la famille d’Adama Traoré qui réclament depuis deux ans des poursuites, interviennent après une expertise médicale de synthèse à décharge pour les gendarmes. Remise le 14 septembre à la juge, elle conclut que son « pronostic vital (était) engagé de façon irréversible » avant son arrestation, en raison de l’évolution de la drépanocytose. […]
« Le dossier établit qu’ils ont déclenché les secours avec célérité et diligence et qu’ils ont porté assistance à M. Traoré », soutiennent les avocats des gendarmes. « De façon plus générale, l’hypothèse des violences volontaires ayant entraîné la mort de M. Traoré sans intention de la donner est écartée », ont-ils ajouté.
« A aucun moment » les gendarmes « n'(ont) eu connaissance d’un quelconque péril létal menaçant M. Traoré en cours ou après l’interpellation », souligne leur défense. Ils « espèrent […] que la réalité des événements, telle qu’analysée par les experts puis par les juges fera cesser fantasmes et surenchère quant aux conditions du décès d’Adama Traoré dont ils ne sont nullement responsables […] », ont commenté leurs avocats. […] Les quatre médecins à qui une expertise de synthèse a été confiée ont estimé que c’est une maladie génétique, la « drépanocytose », associée à une pathologie rare, qui a entraîné une asphyxie à l’occasion d’un épisode de stress et d’effort. […]