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Drôme Procès pour meurtre : « L’accusé était une bombe à retardement »

07/12/23

Depuis lundi 4 décembre, Karim Soua, un habitant de Bourg-lès-Valence, devait répondre du meurtre de Thierry Dubois, 58 ans, son voisin. Il a été condamné à 15 ans de réclusion criminelle par les assises de la Drôme.

Alors que le quinquagénaire lui reprochait d’avoir laissé la cave ouverte, l’accusé l’avait repoussé dans son appartement, et après avoir refermé la porte, l’avait d’un coup de poing envoyé au sol, avant de lui asséner plusieurs autres coups au visage et sur le crâne, avant de retirer sa ceinture pour l’étrangler. « Il n’a même pas pu réagir, il n’a pu qu’appeler au secours », rappelait Me Stéphanie Madfaï, qui représentait les proches du défunt.

Et de regretter : « [L’accusé] ne supporte pas la frustration, il avait besoin de se défouler, et a fini par l’étrangler, de façon méthodique… Il ne pouvait pas ignorer qu’il allait le tuer. »

Dauphiné Libéré

05/12/23

Après avoir nié, Karim Soua va avouer son geste meurtrier, détaillé par la présidente de la cour : « Il est 22 h 30, l’accusé descend à la cave récupérer un vélo, mais le pneu est dégonflé. Alors qu’il remonte, il croise son voisin qui lui dit : “Tu m’emmerdes, tu ne fermes pas la cave, tu fais chier.” »

Il enlève sa ceinture et la met autour du cou de son voisin pour qu’il arrête de crier

Des mots qui vont déclencher un accès de rage et un déluge de coups de poing « au niveau du visage et derrière la tête. La victime tombe au sol, appelle au secours. Karim Soua enlève sa ceinture et la met autour du cou de son voisin pour qu’il arrête de crier. Il le tire jusqu’à le soulever du sol. Comme explication à son geste, l’accusé parle de réactivation d’un traumatisme lié à deux viols subis dans la cave [lire ci-dessous]. »

Thierry Dubois, décrit par ses amis comme sociable, sportif, bienveillant, meurt. Il avait 58 ans.

Séparé, père de trois enfants, Karim Soua est dépeint par ses proches « comme travailleur, mais sans ami, dépressif. Un mal-être profond qu’il n’a jamais voulu prendre en charge », confirme à la barre son jeune frère.

Le rapport de l’expert psychologue le désigne comme une personnalité borderline « qui peut balancer entre attitude de repli et violence ». La présidente s’est étonnée des confessions de l’accusé au sujet des viols qu’il avait longtemps tus, les désignant comme « ayant une vertu utilitaire ».

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