NoteDeFDS : Le maire est LR.
C’est la polémique qui agite Provins (Seine-et-Marne) depuis quelques semaines, et la publication de photos montrant une pelleteuse détruire une des trois tourelles des remparts sud-est de la ville-basse, datant du XIIIe siècle. Ces opérations, débutées le 5 février 2025, ont été décidées par la Ville dans le cadre de la création d’une ceinture verte le long des anciens remparts de la cité médiévale. Le projet comprend la création d’un jardin public sur le site de l’ancien jardin horticole, au bord de la Voulzie et du boulevard du Grand-Quartier-Général, là où se situe la tourelle. Des travaux qui ne sont pas passés inaperçus des Provinois, dont certains ont assisté aux opérations.
« Il y a eu un effet de sidération, on s’est dit que ce n’était pas possible, raconte Françoise Sistel, fondatrice et présidente de l’association Collectif pour l’intégrité de la promenade provinoise (CIPP), qui a relayé l’événement sur sa page Facebook. Pendant une journée, je n’ai pas réalisé. Ça m’a ému, car il s’agit de notre patrimoine. »
Créé en août 2024 pour protester contre le projet de ceinture verte, et notamment la coupe de plusieurs arbres, le CIPP s’est fixé pour objectif de « défendre le cadre de vie des Provinois ». « Et le patrimoine en fait partie, rappelle Françoise Sistel. La ville entière est inscrite à l’Unesco, alors les gens ne comprennent pas pourquoi la tourelle détruite n’était pas classée ? À aucun moment, cette démolition n’a été annoncée publiquement par la Ville. » (…)
(Merci à Ben.)
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La mairie de Provins doit désormais rendre publique l’expertise ayant menée à la destruction d’une tour du XIIIe siècle, ainsi que le contrat signé avec l’entreprise chargée de cette destruction.
— Julien Limongi (@julien_limongi) February 17, 2025
👉 Suite à l’article paru ce matin dans la République de Seine-et-Marne, je prends… pic.twitter.com/tQYvD2aMaD