Fdesouche

Pour le moment, la Direction de l’administration pénitentiaire, (…) d’un côté, et Mohamed Amra de l’autre, s’accordent sur deux points : la date de l’incident, lundi 24 mars, ainsi que le fait que le détenu porte un plâtre au pied gauche (même si certaines sources disent qu’il s’agit plutôt d’une attelle). Selon la plainte de Mohamed Amra, dont nous avons pu consulter les éléments, lundi 24 mars, peu avant 16h, de retour de promenade, Amra est dans une cellule avec trois surveillants, menotté dans le dos, comme à chacun de ses déplacements.

Les surveillants lui demandent, dit-il, de s’allonger par terre, sur le ventre. Il refuse, “ne comprend pas ce qu’on lui demande”, écrit son avocat Me Benoît David. Et là, d’après ses déclarations, Amra est jeté au sol, les surveillants appuient selon lui avec leurs pieds ; l’un sur son bras, l’autre sur son bassin, et le troisième sur sa cheville. Ce à deux reprises car ils sortent et rentrent à nouveau dans la cellule, dénonce-t-il, puis ils s’en vont, le laissant au sol, hurlant de douleur, d’après un autre détenu qui dit l’avoir entendu. 

Selon la direction de l’administration pénitentiaire (DAP) à présent, Mohamed Amra a “opposé une résistance aux agents”, avant de porter “deux coups de pied dans une grille de sa cellule”. La DAP précise qu’il s’agit d’une “blessure légère”. Les deux parties s’accordent donc sur un point : le détenu a ensuite consulté un infirmier. Et depuis, il porte un plâtre, ou une attelle selon les versions, au pied gauche comme l’a constaté son avocat qui l’a vu vendredi. 

Me Benoît David a demandé la communication des images de la vidéosurveillance de la prison, ainsi que celles des caméras-piéton des surveillants ce jour-là, par mail, avec copie à la juge d’instruction. Sans réponse, pour le moment. L’avocat a déposé une requête en référé-liberté, afin de contraindre la prison de Condé-sur-Sarthe à communiquer les vidéos, au soutien de sa plainte. Afin aussi et surtout de ne pas laisser passer le délai de conservation de 30 jours, et laisser filer une éventuelle preuve

RTL

Fdesouche sur les réseaux sociaux