02/04/25
Le mis en cause a déjà été condamné… 24 fois. Après la mort d’une femme âgée de 73 ans, dont le corps a été retrouvé le 26 mars dernier à son domicile de Rennes «largement dénudé », le parquet de la ville a annoncé ce mercredi 2 avril dans un communiqué parvenu au Figaro que le principal suspect, un homme âgé de 40 ans et condamné à 24 reprises, a été mis en examen et placé en détention provisoire.
Le 26 mars dernier, les services de secours sont appelés pour porter assistance à une résidente victime d’une agression «extrêmement violente», relate le procureur de la République de Rennes, Frédéric Teillet. Sur place, ils découvrent la victime, âgée de 73 ans, inconsciente, en arrêt cardio-respiratoire, «le visage tuméfié et couvert de sang en raison de multiples traumatismes». Son corps n’est alors vêtu plus que d’un soutien-gorge et d’un pull.[…]
Une enquête «pour meurtre précédé ou suivi d’un crime, en l’occurrence le viol», est alors ouverte. Les enquêteurs ont effectivement «constaté la présence de deux emballages de préservatifs , dont l’un vide» sur les lieux du crime. L’enquête porte aussi pour des faits de vol, puisqu’une «boîte à bijoux de la victime a été retrouvée dans un jardin mitoyen». Les investigations ont été confiées à la Division de la criminalité organisée et spécialisée (DCOS, ex-Police judiciaire) de Rennes, et une autopsie réalisée le lendemain du meurtre a conclu que le décès est consécutif au «traumatisme crâniofacial, encéphalique et cervical ayant entraîné de nombreuses fractures et des hémorragies méningées».[…]
Déjà condamné 24 fois pour vols aggravés, violences aggravées, menaces, agression sexuelle, infractions routières et «à la législation sur les stupéfiants», il avait été incarcéré en mai 2023 pour purger sa dernière peine, avant d’être libéré sans aménagement de peine en décembre 2024. Il a également été mis en examen par le juge d’instruction et placé en détention provisoire par le juge des libertés et de la détention.
26/03/25
Stupeur au 38 avenue Aristide Briand à Rennes, quartier tranquille du centre-ville de Rennes, ce mercredi 26 mars midi. Les pompiers ont débarqué vers 11 h 30 pour tenter de réanimer Monique, 73 ans. En vain. Cette locataire d’un petit appartement situé au rez-de-chaussée est décédée chez elle. Battue à mort. Le visage enfoncé par un déferlement de violence. Des témoins ont vu deux hommes prendre la fuite par le jardin. La direction de la criminalité organisée (Dcos) est saisie de l’enquête. Dans cet immeuble HLM achevé en 2013, les voisins sont très nombreux à connaître et à apprécier Monique. « Ici, tout le monde l’appelle Mamie », témoigne Fabrice, 29 ans. (…)
Une des hypothèses premières des enquêteurs est la piste du cambriolage qui a mal tourné. Pourtant les voisins, dont certains sont actuellement entendus par la police, font état de nombreux faits inquiétants. « Hier soir quand je suis rentrée vers 19 h, Monique était en train de se prendre la tête méchamment avec un homme d’une quarantaine d’années », (…) ne autre voisine ajoute : « Monique pouvait déranger les gens car elle se mêlait un peu de tout. Certains ici l’appellent « la police ». Elle chasse les gens qui fument de la drogue dans les escaliers et râle après les locataires qui salissent le hall. » (…)
Le procureur de la République a décidé de ne pas communiquer sur cette affaire aujourd’hui.
Une femme de 73 ans a été retrouvée morte à son domicile du centre-ville de Rennes (Ille-et-Vilaine) ce mercredi en fin de matinée, a-t-on appris de sources proches de l’affaire. Son corps présentait de multiples traces de coups et la piste d’un home-jacking (un cambriolage en présence des victimes, ndlr) qui a mal tourné est privilégiée.