Selon Le Parisien, le 11 mars 2025 à l’aube, une explosion s’est produite dans un entrepôt de fret textile situé dans la zone industrielle Garonor, à la frontière d’Aulnay-sous-Bois et du Blanc-Mesnil (Seine-Saint-Denis). L’engin était un colis piégé, conçu avec des bouteilles d’essence reliées à un téléphone, probablement destiné à être déclenché à distance. Aucune victime n’est à déplorer, mais l’événement a déclenché une alerte majeure.
Initialement envisagée comme une attaque terroriste, la piste a rapidement été écartée au profit d’une hypothèse criminelle. Une information judiciaire a été ouverte pour « destruction par un moyen dangereux en bande organisée ».
L’enquête a révélé des faits similaires en Italie et en Espagne, notamment à Prato, où trois entreprises chinoises de logistique textile ont été visées par des colis piégés. Ces colis contenaient un mélange inflammable sophistiqué et étaient tous destinés à être expédiés en France. À Madrid, un entrepôt textile a également été détruit dans des circonstances comparables.
Les enquêteurs soupçonnent un réseau criminel international en lien avec la mafia chinoise, connue pour ses activités de blanchiment d’argent dans le secteur textile, notamment en Seine-Saint-Denis. Le Sirasco décrit ces réseaux comme discrets, mais bien implantés dans des hubs comme Aubervilliers (notamment au Cifa, le centre de commerce de gros France-Asie).
Les explosions pourraient être liées à des règlements de comptes ou des tentatives d’intimidation dans une guerre souterraine pour le contrôle du commerce et du blanchiment dans le milieu du textile, au croisement des intérêts chinois, italiens (Camorra, ’Ndrangheta) et français.