Note : Le pays est un point de transit clé pour les migrants, principalement en provenance des pays d’Afrique subsaharienne, vers l’Europe.
La Libye a annoncé mercredi 2 avril la fermeture des sièges de dix organisations humanitaires internationales et la suspension de leurs activités, les accusant de menées « hostiles » et de vouloir « installer des migrants » d’Afrique subsaharienne sur son territoire.
[…]Lors d’une conférence de presse inhabituellement traduite en anglais, le porte-parole de l’Autorité de sécurité intérieure (ASI, rattachée au ministère de l’intérieur) a imputé aux ONG la volonté de « porter atteinte à l’intégrité de l’Etat et à sa sécurité intérieure » dans le cadre d’un « complot international ».
Selon Salem Gheith, ces ONG participent à un « projet d’installation de migrants d’origine africaine en Libye », « une action hostile visant à modifier la composition démographique du pays et menace la société » libyenne. « Ce projet n’est pas nouveau, l’Union européenne [UE] avait tenté [la même chose] avec l’ancien régime, via l’Italie », a-t-il assuré, estimant qu’après la chute et la mort du dictateur Mouammar Kadhafi, en 2011, « l’UE a changé de moyen et a eu recours aux ONG pour faire aboutir le même projet ».
Accusations de « trafic » de migrants
Parmi les ONG concernées, il a cité le Conseil norvégien pour les réfugiés (NRC), Médecins sans frontières, l’organisation française Terre des hommes et l’italienne Cesvi. Les autorités ont également sanctionné International Medical Corps (IMC), International Rescue Committee (IRC), ainsi que le Conseil pour les réfugiés danois (DRC), a détaillé à l’AFP une source proche du dossier.
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