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Si l’institution ne souhaite pas faire de commentaire officiel, un gradé de la gendarmerie qui a officié sur l’enquête confie cependant à Marianne sous anonymat :

« Ces propos, on ne les a pas inventés. Ils figurent dans les auditions des témoins. Le militaire qui a rédigé ce procès-verbal ne s’est appuyé que sur des éléments actés dans ces auditions. Les journalistes et nous n’avons visiblement pas vécu le même dossier. Notre objectif, c’est de retracer le déroulé des faits à partir des éléments dont nous disposons au moment de l’enquête. Nous avons recueilli les témoignages de 200 personnes, et plusieurs d’entre elles mentionnent ces propos. Alors, soit on ferme les yeux et on se bouche le nez, soit on prend en compte ces témoignages qui évoquent un racisme anti-blanc. »

Notre source militaire ajoute : « Quand un seul témoigne, on se dit : “OK, il a peut-être entendu quelque chose.” Quand ils sont deux, on reste attentifs. Mais là, une dizaine de personnes disent la même chose. À un moment, on est obligés de creuser cette piste. »

Marianne

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